Moi et mes grandes déclarations ! Comme d'habitude, fallait encore que je la ramène ! «Je serais bien partante pour le dépaysement total, le sable, la chaleur et un accent plus exotique que celui des New-Yorkais. » C'était exactement ces mots que j'avais lancés dans la salle de rédaction, il y a deux jours. Et voilà que ce matin, à 7 h précises, le téléphone me tirait des limbes où mon esprit aurait encore erré quelques heures pour y perdre les mojitos dont j'avais abusé la veille au 5 à 7 du Baraka. «Le sable, la chaleur, un accent différent des New-Yorkais» me répétait la voix à peine moqueuse de Tom Berneix, mon rédacteur en chef. «Tu t'en vas demain suivre un procès en Afrique du Sud, à Smitsrivier; tu nous rendras compte des résultats de la Commission Vérité et Réconciliation. Elle a été créée pour permettre au pays et à ses habitants de repartir sur de nouvelles bases, en essayant de faire table rase du passé. Tu sais l'apartheid a laissé des traces. Allez, ma belle, debout, fais tes valises. Ton billet t'attend à la réception du journal.»
Je m'étais extirpée de mes draps, maugréant toutes sortes d'imprécations malveillantes à l'égard de Tom. En prenant ma douche, j'avais essayé de rassembler tout ce que je savais sur ce pays, sur l'apartheid. Mes connaissances faisaient pâle figure : je me souvenais du nom de Nelson Mandela, de la chanson Scatterling of Africa C'était vers la fin des années 80, 87 peut-être, je n'en étais pas sûre... J'avais 17 ans et Johnny Clegg chantait la paix, la tolérance, le respect envers le peuple africain, tout en faisant de grands sauts étranges. Je savais que l'Afrique du Sud était située à la pointe du continent africain, qu'on y trouvait d'importantes mines de diamants, qu'elle avait vécu la ségrégation raciale : la domination d'une minorité blanche, issue des colons hollandais et britanniques, sur une majorité noire et que le combat de l'ANC, après des émeutes sanglantes, une répression policière brutale et l'emprisonnement des leaders politiques afrikaners, avait mené à la fin de l'apartheid. Je savais donc ce que, probablement, tout un chacun connaissait de ce pays et, grâce à ce voyage, grâce à ce reportage, j'allais être plongée dans un nouvel univers qui m'était inconnu. Mon instinct de reporter avait enterré ma mauvaise humeur : l'idée que j'allais découvrir de nouveaux horizons et une culture étrangère me rendit mon enthousiasme. Je bouclais ma valise en cinq minutes, hélait un taxi pour aller récupérer mon billet d'avion.
Je m'étais extirpée de mes draps, maugréant toutes sortes d'imprécations malveillantes à l'égard de Tom. En prenant ma douche, j'avais essayé de rassembler tout ce que je savais sur ce pays, sur l'apartheid. Mes connaissances faisaient pâle figure : je me souvenais du nom de Nelson Mandela, de la chanson Scatterling of Africa C'était vers la fin des années 80, 87 peut-être, je n'en étais pas sûre... J'avais 17 ans et Johnny Clegg chantait la paix, la tolérance, le respect envers le peuple africain, tout en faisant de grands sauts étranges. Je savais que l'Afrique du Sud était située à la pointe du continent africain, qu'on y trouvait d'importantes mines de diamants, qu'elle avait vécu la ségrégation raciale : la domination d'une minorité blanche, issue des colons hollandais et britanniques, sur une majorité noire et que le combat de l'ANC, après des émeutes sanglantes, une répression policière brutale et l'emprisonnement des leaders politiques afrikaners, avait mené à la fin de l'apartheid. Je savais donc ce que, probablement, tout un chacun connaissait de ce pays et, grâce à ce voyage, grâce à ce reportage, j'allais être plongée dans un nouvel univers qui m'était inconnu. Mon instinct de reporter avait enterré ma mauvaise humeur : l'idée que j'allais découvrir de nouveaux horizons et une culture étrangère me rendit mon enthousiasme. Je bouclais ma valise en cinq minutes, hélait un taxi pour aller récupérer mon billet d'avion.
Pour une vidéo de la chanson de Johnny Clegg et des danses zoulou, suivez les liens suivants : http://fr.youtube.com/watch?v=eo8tkruO2KE&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=Hj7paXrhOdY






Canada

